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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 10:29

 

Le Télégramme

Samedi 31 décembre 2016

 

Hervé Hamon

Courant d'Ere

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes, paraît-il, le peuple le plus geignard de la planète. Et pourtant, il suffit de voyager un peu pour mesurer le bonheur d'être français. À la veille d'une année qui ne s'annonce folichonne ni chez nous ni dans le vaste monde, j'aimerais, en guise de carte de vœux, pousser un cocorico fédérateur. J'aimerais célébrer et défendre notre Sécu, lien social s'il en est. Si vous ne partagez guère ce point de vue, embarquez-vous pour Londres, Washington ou Santiago du Chili, vous comprendrez vite. Très vite.

François Fillon, pour être choisi par la droite de la droite, a pris un risque. Il a délibérément, résolument, touché à la couverture sociale, dossier qu'il connaît parfaitement. La Sécu, c'est ce qui nous rassemble tous, jeunes et vieux, hommes et femmes, pauvres et riches, valides et invalides, c'est ce qui garantit notre égalité devant la première des injustices. En se targuant de l'écorner, le vainqueur de la primaire s'est affaibli et non pas conforté, jusque dans son propre camp. Il a rétropédalé, mais un peu tard...

Une pétition, lancée par le professeur Grimaldi, appuyée par Irène Frachon, soutenue par une kyrielle de grands noms - de Marcel Gauchet à Pierre Joxe et Pierre Rosanvallon -, signée par 200.000 de nos concitoyens, plaide en ce sens. Oui, disent-ils, il faut gérer avec prudence, avec vigilance : « Les économies doivent être faites sur les traitements inefficaces, les prescriptions injustifiées et les hospitalisations évitables (soit plus de 20 % des dépenses), sur le prix parfois exorbitant et non justifiable des médicaments et dispositifs médicaux nouveaux, sur le coût de la gestion du système de santé (les frais de gestion des mutuelles et compagnies d’assurances représentent 20% de leur chiffre d’affaire, contre 6% pour la Sécurité Sociale) ». Mais ajoutent-ils, pas question de tracer une frontière entre le « petit » soin et le « grand » soin, entre la santé courante et les gestes de préventions, dès lors qu’ils sont réputés efficaces. La bobologie, non. La médecine pour tous, oui. Nous fêtons (ou plutôt nous avons oublié de fêter) l’anniversaire du front populaire qui inaugura la mutualisation du risque. Percevoir ce dernier comme relevant de l’assurance individuelle ne serait pas une technique gestionnaire. Ce serait une atteinte à notre identité républicaine.

 

 

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