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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 06:39

Adresse du Parti Communiste du Finistère aux forces politiques et sociales de gauche dans le Finistère, envoyé début juillet, pour se rencontrer et envisager les conditions d'un rassemblement de gauche authentique aux élections législatives. L'UDB, le Parti de Gauche, Ensemble, Solidaires ont été rencontrés. Un contact a eu lieu avec les Verts au niveau départemental, mais pas de rencontre depuis... Le NPA doit être rencontré prochainement.

Lettre du Front de Gauche Pays de Morlaix (PCF, Ensemble, citoyens engagés) aux organisations de l'autre gauche pour travailler à un rassemblement de gauche aux législatives: envoyée à EELV, Nouvelle Donne, France Insoumise, le Parti de Gauche.

Le groupe local d'Europe Écologie les Verts a donc fait le choix, à nous annoncé le 29 octobre, le jour-même où nous leur avions proposé une rencontre suite à leur accord préalable, de refuser la main tendue que nous leur adressions pour travailler ensemble et avec les citoyens sur un programme commun de gauche de transformation sociale et écologique afin de proposer un espoir aux électeurs de gauche de la IV ème circonscription.

Ce refus n'est pas argumenté sur le fond sinon par les saillies anti-communistes qui expriment le fond des motivations :

- «  on ne veut pas se retrouver en tête-à-tête avec le PCF »

- « d'autres ont déjà essayé de s'unir avec les communistes avant nous, ça n'a jamais fonctionné »

Et les Verts du Mans qui ont fait alliance avec le PCF et le Front de Gauche aux Départementales Partielles en 2016 et qui ont gagné, passant devant le PS qui faisait alliance avec la droite au second tour ? Et les Verts de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées et de Provence-Alpes-Côte d'Azur qui ont fait alliance avec les communistes et le Front de Gauche au premier tour des régionales en faisant à chaque plus de 10 % et en ayant des élus ?

On ne peut pas s'unir avec les communistes, ça ne fonctionne pas...?

Les Communistes dans leur histoire ont joué un rôle déterminant pour travailler à l'unité des forces progressistes en étant très souvent à l'initiative de ces rassemblements afin d'obtenir des conquêtes sociales et démocratiques importantes sans lesquelles notre système social et notre société française ne seraient pas les mêmes:

- pendant le Front Populaire où nous avons accepté de soutenir le gouvernement Blum avec les radicaux après avoir réunifié la CGT

- pendant la Résistance pour libérer le territoire national et combattre le nazisme et l'idéologie réactionnaire et raciste de Vichy

- à la Libération avec les gaullistes, socialistes, chrétiens sociaux

- entre le milieu des années 60 et les années 80 avec l'union de la gauche qui a permis de gouverner deux ans le pays à gauche entre 81 et 83 et de faire basculer de nombreuses municipalités, départements, régions, de droite à gauche

- dans la gauche plurielle de Lionel Jospin avec le PS, les Verts, les Radicaux

- dans la bataille pour le Non au référendum sur le TCE avec tous les anti-libéraux de gauche.

- avec le Front de Gauche depuis 2009

- depuis 2015, dans un (difficile) travail d'élargissement du front de gauche pour donner un débouché majoritaire à la gauche alternative

Les justifications invoquées par Christine Prigent parlant dans le Télégramme du jour au nom du groupe local d'EELV (qui ne compte pas plus d'une dizaine d'adhérents à notre connaissance)  pour refuser l'alliance proposée par le Front de Gauche (120 adhérents communistes sur la circonscription, plus les militants d'Ensemble et les citoyens non encartés qui se reconnaissant dans le Front de Gauche) avant même toute discussion pour vérifier nos convergences et nos points de désaccord éventuels sur un éventuel programme législatif commun sont peu amènes pour nos camarades d'Ensemble et nos camarades non membres d'un parti politique de l'association Front de Gauche pays de Morlaix qui étaient à l'origine, au même titre que le PCF, de la demande de rencontre et de travail du Front de Gauche pour une alliance de la gauche de transformation et de progrès social et écologique aux législatives envoyée à EELV, à France Insoumise, et aux Verts, et à Nouvelle Donne.

On reproche aux communistes d'avoir rendu publique la démarche de rassemblement de la gauche critique initiée par eux et Ensemble dans le cadre du Front de Gauche, l'accord de principe d'EELV par rapport à une rencontre, et leur intention d'aller au bout de cette alliance dans l'intérêt des citoyens et de la gauche.

On veut l'isolationnisme et donc la division mais on ne veut pas que d'autres puissent se prévaloir de vouloir le rassemblement de la gauche non libérale et austéritaire et de tout mettre en œuvre pour se donner les moyens de l'obtenir....    

En tout cas, c'est clair que ce sont apparemment les communistes qui n'ont pas l'heur de plaire aux écologistes morlaisiens ou à certains, en tout cas, pas suffisamment pour envisager une alliance, alors que :

- On partage beaucoup de positions sur le territoire de Morlaix-Co et dans les communes

- On défend ensemble une agriculture moins productiviste et une plus grande prise en compte des enjeux de la crise écologique, l'accueil des réfugiés et des migrants et le droit d'asile, les libertés démocratiques contre le tout-sécuritaire et l'état d'urgence. On milite contre TAFTA et le CETA. Le PCF local et départemental s'est prononcé contre Notre-Dame-des-Landes et la centrale à gaz de Landivisiau.

Il est vrai que les communistes ont eu des positions plus combatives à l'assemblée et dans la rue, dans le militantisme de terrain contre la casse des services publics, la précarisation des salariés, les licenciements, pour les droits des précaires et des pauvres, la défense des classes populaires.

Le be.a.ba de la politique n'est pas pour nous la défense de l'environnement et de la santé publique, le bio et les combats sociétaux. Même si ça nous parle aussi, même si on se bat aussi sur ces sujets là, et souvent sur des positions proches de celles des associations écologistes.

L'écologie n'appartient à aucun parti politique, c'est la toile de fond des combats politiques au service de l'intérêt général et des générations futures aujourd'hui et elle continuera à être une de nos boussoles, pas la seule car il y a aussi la lutte des classes, l'égalité, l'amélioration des conditions de vie du plus grand nombre et des moins aisés, une vraie répartition des richesses, le combat contre les agressions du capitalisme financier et la dépossession de la souveraineté populaire.  

C'est vrai que nous avons été beaucoup plus combatifs contre la politique libérale de l'Union Européenne et la politique de droite et austéritaire de Hollande et Valls. Pendant que les écolos négociaient un accord avec le PS en 2012 aux législatives pour avoir un nombre de députés très avantageux par rapport à leur résultat aux présidentielles et des ministres, pendant qu'ils offraient plusieurs ministres à Hollande, solidaires pendant un temps de la ligne sociale-libérale et austéritaire des gouvernements Ayrault puis Valls (Pascal Canfin, Cécile Duflot, puis Jean-Vincent Placé et Emmanuel Cosse, l'ancienne dirigeant d'EELV venue soutenir le gouvernement de l'état d'urgence, de la loi EL Khomri, du CICE et du 49-3 pour museler le mouvement social et la démocratie parlementaire).

A l'inverse, tous nos députés et sénateurs à l'Assemblée n'ont pas voté un seul budget d'austérité, ont ferraillé contre le Pacte budgétaire européen (TCE), la casse et la privatisation rampante ou accélérée des services publics, la baisse des dépenses sociales, la baisse des charges patronales et la hausse des impôts pour les revenus les plus modestes, l'ANI, la loi Macron, la loi El Khomri.

Non dans un esprit contestataire ou d'extrême-gauche mais parce que ce n'était pas là une « politique de gauche » ni le contrat passé entre les français et François Hollande qui voulaient d'une autre politique que celle conduite par Sarkozy et Fillon et qui ont eu, sur bien des aspects, quasiment la même en pire.

En même temps, ces derniers mois,  avec la longue bataille contre la loi travail, l'unité du mouvement syndical qui refuse le néo-libéralisme et l'accompagnement des politiques capitalistes, les convergences dans la recherche d'une motion de Censure de Gauche à l'Assemblée contre le gouvernement Valls avec une partie des députés écologiques, la lutte contre TAFTA et CETA, la prolongation de l'état d'urgence et la déchéance de nationalité, les idées pacifistes et le combat pour le désarmement nucléaire, le combat pour la 6ème République et pour la déprésidentialisation de nos institutions avec le retour à une démocratie plus parlementaire et participative, reconnaissant le pluralisme politique avec la proportionnelle et la souveraineté des citoyens, devant l'enjeu de faire émerger une autre gauche que celle au service des lobbies financiers et du libéralisme, et de résister à la progression d'une droite ultra-libérale et de plus en plus perméable aux thématiques sécuritaires-identitaires- xénophobes et du Front National, il apparaissait important au Parti Communiste comme aux autres composantes du Front de Gauche de travailler au rassemblement avec EELV pour sortir de la stérilité, peser davantage sur le rapport de force avec le PS, créer une nouvelle alliance à vocation majoritaire à gauche rompant avec l'austérité, le libéralisme, les politiques pro-capitalistes et mettant l'écologie au cœur de ces préoccupations.

C'est dans cet esprit déjà que nous avions proposé l'alliance aux Verts à Morlaix et à Lanmeur pour les Départementales de 2015, et en Bretagne pour les Régionales de 2015. A chaque fois avec un refus, sans discussions préalables pour les Départementales (refus de la rencontre), au terme de deux mois de discussion pour les Régionales.

Résultat, aux départementales, le Front de Gauche fait 9,6% au premier tour, et les Verts 10,1 %. Ensemble, on aurait pu accéder au second tour et peut-être passer devant le PS, ou au moins constituer une vraie force, au-dessus du Front National, avec entre 20% et 25 %.

Aux Régionales, les Verts de René Louail ne sont pas qualifiés automatiquement pour le second tour et n'ont aucun élu à l'assemblée régionale alors qu'ils en avaient et le Front de Gauche ne dépasse les 5 % et n'a lui non plus aucun élu. L'Assemblée Régionale est donc rose (pâle) – bleue-brune.

Aux derniers élections législatives de 2012, le Front de Gauche faisait 5,7 % des voix (malgré un bon score de Mélenchon et du Front de Gauche aux présidentielles, les résultats s'étaient écroulé partout aux législatives) et les Verts à peine plus de 5 %.

On peut continuer la « bataille des nains de jardin » pour parler comme Olivier Besancenot mais, quand on a envie, non pas simplement de se compter, mais de se battre efficacement pour améliorer la vie des gens qui sont nombreux à souffrir aujourd'hui d'une augmentation du chômage, de la pauvreté, d'une dégradation des services publics et des conditions de travail, d'une désespérance sociale et politique, d'une crainte pour leur avenir et celui de leur famille, d'une menace sur la préservation de notre lien social, de notre cadre démocratique et républicain, il faut savoir dépasser les clivages partisans et dans un esprit de responsabilité et d'efficacité, surtout quand les possibilités de recomposition à gauche existe du fait du discrédit de la politique de Hollande et de son gouvernement à dominante PS, que l'extrême-droite est à 30 % des intentions de vote et que la droite a un programme ultra-réactionnaire de destruction d'un nombre très important de garanties sociales et démocratiques, de travailler au rassemblement en passant au-dessus des petites différences et divergences.

Cette fois-ci, pour les législatives, nous étions prêts, cela a été exprimée dans une réunion publique du Front de Gauche à Saint Pol de Léon et dans des réunions départementales du PCF, à laisser la tête de liste à EELV si c'était pour eux un argument facilitant pour faire alliance car l'enjeu nous paraissait bien d'avoir un député de gauche dans la IV circonscription du Finistère , qui contrairement à Gwenegan Bui, s'oppose aux politiques capitalistes, face passer les besoins sociaux, les services publics et l'impératif d'une autre répartition des richesses avant la discipline d'un parti qui amène notre Pays dans le Mur et la soumission aux idées néo-libérales des technocrates de Bruxelles et des ministères.

Nous étions prêts à discuter du programme dans un esprit d'ouverture et de construction, et de pratiques législatives de notre éventuel future députée ou futur député, sans poser des lignes rouges servant de prétexte à ne pas se rassembler.

En essayant le souci premier d'offrir une perspective aux citoyens de gauche qui ne veulent plus de la politique menée par le PS et qui espèrent que quelque chose d'autre puisse se créer.

Les Verts et France Insoumise ont préféré la politique isolationniste du cavalier seul.

C'est dommage pour chacun de nous (ce n'est pas sûr non plus que les présidentielles jouent un effet d'entraînement pour des candidats verts aux législatives) et pour la population, mais maintenant, nous sommes fixés, et le Parti Communiste, avec Ensemble, le collectif Front de Gauche, normalement, va proposer aux citoyens de se rassembler avec une gauche de progrès social, démocratique et écologique, une gauche de combat et de rupture avec les politiques libérales, en travaillant avec eux sur les propositions à partir d'axes forts d'une politique de gauche déjà posés à l'intérieur d'ateliers législatifs.

Nous aurons des candidats dans la circonscription de Morlaix car nous pensons que des députés communistes et Front de Gauche sont nécessaires à notre démocratie et pour avoir un groupe parlementaire de gauche authentique clair et conséquent sur les principes, qui ne s'abîme pas dans les combines politiciennes, qui met au cœur de ses orientations l'intérêt du plus grand nombre.

Nous continuerons à promouvoir le rassemblement et l'unité sur des bases politiques claires et un contenu programmatique vraiment de gauche à chaque élection et en dehors des élections, car c'est nécessaire et que notre marque de fabrique est de ne pas nous décourager devant la hauteur des obstacles.

Ismaël Dupont, élu Front de Gauche à Morlaix et Morlaix Communauté

Secrétaire départemental du PCF Finistère

 

ci-joint l'article que nous écrivions le 16 octobre avec le contenu de l'invitation lancée par le Front de Gauche, le PCF, Ensemble, pour une rencontre des organisations à la gauche du PS afin d'envisager une alliance aux législatives.

Législatives sur la circonscription de Morlaix: l'association Front de Gauche, le PCF, Ensemble veulent une plateforme commune de la gauche anti-libérale et de transformation sociale et écologique

Article du Télégramme ce 3 novembre:

PCF et Verts. Ce n'est pas l'entente cordiale

"L'unité est un combat"...que l'on ne peut gagner tout seul! - à propos du refus d'Europe Ecologie à Morlaix de faire alliance avec le Front de Gauche et le PCF et de nous rencontrer pour discuter d'un programme sur les législatives

On les pensait prêts à travailler ensemble en vue « d'une union à gauche de la gauche », sur la 4e circonscription, pour les législatives de 2017. C'est du moins ce que laissaient entendre les communistes morlaisiens, lors d'une récente réunion de rentrée (Le Télégramme du 19 octobre). Ismaël Dupont y précisait que suite à un courrier adressé nationalement par le PC « aux autres forces de gauche qui combattent François Hollande », les écologistes (EELV) du pays de Morlaix s'étaient déclarés prêts à une rencontre, avant la fin octobre.
« Plus de rencontre à l'ordre du jour »

Et patatras. Dans un communiqué envoyé hier, la déléguée écologiste Christine Prigent indique qu'après une réunion de concertation avec les militants EELV du pays de Morlaix, « cette rencontre n'est plus à l'ordre du jour ». Le PC local aurait, même, écrit-elle, « tiré des conclusions hâtives ». « Nous avions l'idée de nous retrouver avec l'ensemble des partis et collectifs de la gauche critique, écologiste et antinucléaire.

Vu le refus du collectif France insoumise (exprimé, depuis Paris, par les sympathisants de Jean-Luc Mélenchon) et l'absence de réponse de Nouvelle Donne, les conditions ne sont pas réunies », exprime EELV. Une fausse excuse, alors que Nouvelle Donne n'a de toute façon plus de représentant local, et que la main tendue par les communistes morlaisiens s'exonérait d'une approbation du collectif parisien ?

« À Morlaix, ça n'a jamais fonctionné ! »

« C'est vrai que nous ne voyons surtout pas l'intérêt d'un tête-à-tête avec le PC, concède en aparté Christine Prigent. D'abord parce que sur certains points, comme le nucléaire, nous ne sommes pas sur la même longueur d'onde. Et puis d'autres ont déjà essayé de s'unir avec les communistes avant nous... et ça n'a jamais fonctionné ! » Au PCF morlaisien, Ismaël Dupont se dit bien entendu « déçu ». « À l'heure où l'on crève de la fragmentation de la gauche, se rassembler pour faire barrage à la montée de l'extrême-droite fait partie de nos responsabilités communes », insiste le secrétaire départemental. À ce sujet, la représentante EELV morlaisienne tempère. « On se retrouve malgré tout sur pas mal de choses, conclut Christine Prigent. Pas de rencontre avec le PCF pour l'instant, cela ne signifie pas non plus que notre porte est définitivement fermée ».

http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/pcf-et-verts-ce-n-est-pas-l-entente-cordiale-03-11-2016-11278783.php

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