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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 19:59
Fidèles, sarkozystes, droite extrême: les soutiens empoisonnés de François Fillon (Ellen Salvi, Médiapart - 24 novembre 2016)

Fidèles, sarkozystes, droite extrême: les soutiens empoisonnés de Fillon

 PAR ELLEN SALVI

En devenant le favori de la primaire de la droite et du centre, François Fillon a vu revenir dans son escarcelle toute une série d’élus qui le méprisaient il y a encore quelques semaines. Parmi eux, beaucoup de sarkozystes, mais aussi plusieurs figures de la droite extrême, séduites par son discours ultraconservateur. À ses côtés, elles entendent relancer dès 2017 la vieille antienne de la « fusion des droites ».

 

François Fillon a plein de nouveaux amis. Ils le suivent partout, envahissent les plateaux de télévision pour prêcher sa bonne parole et arrosent les réseaux sociaux de hashtags à la gloire du nouveau favori de la primaire de la droite et du centre. Mardi 22 novembre au matin, à la Maison de la chimie à Paris, les nombreux parlementaires qui le soutiennent depuis toujours (Gérard Larcher, Bruno Retailleau, Jérôme Chartier, Valérie Boyer, Jean-François Lamour…) frayaient avec plusieurs sarkozystes ayant suivi le choix de leur champion déchu. Depuis qu’il est arrivé largement en tête du premier tour, avec 44,1 % des suffrages exprimés, l’ancien premier ministre a vu revenir dans son escarcelle toute une série d’élus qui le méprisaient il y a encore quelques semaines.

Au meeting qu’il a tenu à Lyon mardi soir, on a ainsi pu apercevoir au premier rang le président par intérim de LR Laurent Wauquiez, mais aussi Bruno Le Maire, candidat malheureux à la primaire, qui avait pourtant juré ses grands dieux qu’il ne se rallierait à personne pour le second tour. Le député de l’Eure fait également partie des 215 parlementaires qui ont publié ce jeudi une tribune dans laquelle ils déplorent les critiques qu’Alain Juppé a adressées à François Fillon ces derniers jours. Parmi la liste interminable des signataires, figure également toute une série d’élus qui avaient tourné le dos à l’ancien premier ministre et sont aujourd’hui contraints de faire preuve d’une souplesse exemplaire pour s’attirer de nouveau ses faveurs.

« On a eu des coups de fil dégoulinants, affirme un membre historique de l’équipe de campagne. C’est fou le nombre de gens qui n’ont pas de dignité. Courtisan un jour, courtisan toujours… » Dans le viseur des fillonistes, on trouve notamment Pierre Lellouche, qui passait de caméras en micros, mardi matin. Longtemps proche de Fillon, le député de Paris avait créé la surprise fin août en se ralliant à Nicolas Sarkozy. « C’est le traître permanent, s’agace un parlementaire soutien de l’ancien premier ministre. Il a même réussi à envoyer un long texto à François pour lui assurer qu’il avait toujours été filloniste et que ses prises de position l’avaient sans doute beaucoup aidé avant qu’il ne parte chez Sarko... »

 

Éric Ciotti a lui aussi fait grincer quelques dents. Jusqu’alors farouche soutien de l’ex-chef de l’État, le député des Alpes-Maritimes a immédiatement proposé ses services « pour emmener François ici ou là, pour l’accompagner dans des visites », indique un autre membre du premier cercle. « Lui, il rêve tellement d’être ministre de l’intérieur qu’il se vendrait à Hollande s’il le fallait », s’amuse encore un parlementaire filloniste. Mais le soutien le plus incroyable reste celui de Rachida Dati qui, après avoir traité Fillon de tous les noms –« déloyal », « désagréable », « petit ingrat », « mal élevé », etc. –, a fini par annoncer qu’elle voterait pour lui. « J’ai toujours été légitimiste. Je veux que ma famille politique gagne », a-t-elle expliqué sur Europe 1.

L’entourage de Nicolas Sarkozy est l’une des clefs de son échec. Depuis plusieurs années, l’image dégradée des Christian Estrosi, Nadine Morano et Brice Hortefeux n’a cessé de nourrir l’antisarkozysme. Les juppéistes l’ont bien compris, eux qui communiquent depuis dimanche sur le sujet. « Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est la reconstitution de l’équipe Fillon-Sarkozy qui nous a dirigés de 2007 à 2012 », a glissé le maire de Bordeaux au 20 heures de France 2, regrettant « ce tandem qui se reconstitue » et qui, à son sens, « montre bien l’orientation du programme de François Fillon ». « Il a été mon ministre. En votant pour lui, les gens ont voté un peu pour mon bilan », s’est d’ailleurs consolé Nicolas Sarkozy, cité par Le Parisien.

Si tout le monde reconnaît que l’ex-chef de l’État n’a pas franchement attaqué son ancien « collaborateur » pendant la campagne, réservant l’essentiel de ses coups à Alain Juppé, nul ne peut oublier les tensions qui ont dominé la relation des deux hommes jusqu’ici. De la présidence de l’UMP en 2012 à l’affaire Jouyet, le tandem a bien des fois vacillé. « Fillon, je le veux à terre et sans oxygène », aurait même lancé Sarkozy, en pleine affaire des pénalités financières de l’UMP. De son côté, l’ancien ministre a multiplié les allusions à peine voilées aux problèmes judiciaires de son adversaire, se présentant comme le Monsieur Propre du scrutin.

Sur Twitter, les mêmes qui défendent aujourd’hui Fillon face à l’offensive de Juppé lui tombaient dessus il y a encore quelques mois. Pour certains sarkozystes historiques, ce soutien était d’ailleurs loin d’aller de soi, comme le prouve cette conversation entre le président du comité d’organisation de la primaire Thierry Solère et le sénateur des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi, enregistrée à leur insu quelques jours avant le premier tour :

Dans l’équipe de campagne historique de François Fillon, personne n’est dupe. « Il y a des gens dans l’entourage de Sarkozy que nous ne voulons pas voir, tranche le député du Loiret Serge Grouard, qui a chapeauté le projet de l’ancien premier ministre. Certains devraient avoir davantage de retenue, un peu plus de décence. » Pour autant, tous estiment que le « rassemblement sera nécessaire » après le 27 novembre. Un rassemblement qui inclura forcément des personnalités issues de toutes les écuries LR, mais pas seulement. Car en captant « toutes les composantes de ce qu’on appelle les droites profondes », pour reprendre les mots du chercheur Simon Labouret, Fillon a ramené dans son giron plusieurs figures de la droite extrême.

Pour la « fusion des droites »

Parmi ceux qui ont clairement affiché leur soutien à l’ancien premier ministre, apparaissent notamment Charles Million et Charles Beigbeder, cofondateurs de L’Avant-Garde, un « réseau collaboratif d’action politique », qui n’exclut pas l’idée d’une alliance électorale entre LR et le FN. Le 16 octobre dernier, les deux hommes s’affichaient dans le cortège de La Manif pour tous aux côtés du maire de Béziers Robert Ménard, du président de Souveraineté, identités et libertés (SIEL) – un parti associé au FN – Karim Ouchikh, et du patron du RPF Christian Vanneste, qui a lui aussi décidé de rejoindre Fillon, « l’homme d’une révolution conservatrice ».

Tout ce petit monde a commencé à se côtoyer en 2013 au sein des manifestations anti-mariage pour tous, auxquelles Fillon n’a jamais participé, estimant que « les hommes politiques doivent être dans l’action, pas dans la protestation », mais qu’il a toujours soutenues. Leur candidat naturel pour la primaire aurait dû être le président du Parti chrétien-démocrate (PCD, fondé par Christine Boutin), Jean-Frédéric Poisson, qui a toujours été très ferme sur la nécessité d’abroger la loi Taubira, là où l’ancien premier ministre se propose “simplement” de la réécrire. Poisson et Fillon figuraient d’ailleurs aux côtés de personnalités de la droite extrême, sur la pétition du collectif Vos Couleurs, lancée début octobre pour réclamer la « fusion des droites ».

Autre figure de cette droite qui entend rassembler la sensibilité de Marion Maréchal-Le Pen au sein du FN, l’eurodéputé Aymeric Chauprade a lui aussi affirmé qu’il voterait pour l’ancien premier ministre au second tour de la primaire. Ancien proche de Philippe de Villiers, en rupture avec le parti de Marine Le Pen dont il était encore conseiller aux affaires internationales en 2015, l’élu a même indiqué à L’Express sa volonté de se mettre « à la disposition de François Fillon » pour mieux « bloquer l’accès du second tour de la présidentielle à Marine Le Pen ». Avec de solides réseaux russes, qui dépassent la géopolitique, Chauprade a le profil parfait pour séduire le russophile Fillon.

Sans surprise, Patrick Buisson, ancien conseiller sulfureux de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, a lui aussi apporté son soutien au député de Paris qui incarne à ses yeux « une révolution conservatrice ». « Alain Juppé sera très probablement battu dimanche soir, il représentait cette tradition de cette droite qui ne s’assume pas, a assuré l’inspirateur de l’ultradroitisation sur Europe 1, jeudi matin. Cette hypothèque qui pesait sur la droite est en train de sauter, c’est en cela que, dans l’histoire des idées, c’est un moment 

Au sein de la cathosphère, le choix de soutenir Fillon n’est pas allé de soi, certains pointant notamment ses « ambiguïtés » sur l’adoption par les couples de même sexe. Mais qu’importent les querelles du premier tour, puisque Jean-Frédéric Poisson a lui aussi logiquement annoncé qu’il se ralliait au député de Paris. « J’ai toujours dit que le projet d’Alain Juppé était extrêmement technocratique, fondé sur l’idée d'une France multiculturelle que je refuse et très fédéraliste, pour ne pas dire mondialiste, sur le plan économique, a-t-il expliqué dans Le Figaro. Le projet de François Fillon, lui, a intégré un certain nombre d’éléments essentiels. Donc, je le soutiens pour que son projet l’emporte sur celui d’Alain Juppé. »

Revendiquant une forme de réalisme, le mouvement Sens commun, émanation politique de La Manif pour tous, a tout de même choisi de faire campagne pour Fillon. Tout comme Frigide Barjot, l’égérie des anti-mariage pour tous, séduite par les atermoiements de l’ancien premier ministre sur la question de l’avortement, mais aussi par ses prises de position contre la gestation pour autrui (GPA) et la procréation médicalement assistée (PMA). Face à un Alain Juppé jugé « un peu mou et pas net sur les questions sociétales », Sens commun a préféré « l’honnêteté de François Fillon et son combat pour les valeurs », expliquait à Mediapart la porte-parole du collectif, Madeleine de Jessey, quelques jours avant le premier tour.

La jeune femme a beaucoup œuvré pour mobiliser les réseaux de la cathosphère derrière la candidature de l’ancien premier ministre. En réunion publique, « à chaque fois qu’elle a pris la parole, c’était mesuré », tient à préciser le député de Paris Jean-François Lamour. Mardi soir, à Lyon, elle était encore au premier rang du meeting, aux côtés du président par intérim de LR, Laurent Wauquiez. Fin mai, la même Madeleine de Jessey posait tout sourire, dos à dos avec Marion Maréchal-Le Pen, en couverture d’un numéro de l’hebdomadaire Famille chrétienne titré« Les Frondeuses ».

Dans l’entretien croisé, les deux femmes devisaient sur une éventuelle alliance entre leurs mouvements respectifs. « Le drame aujourd’hui est que les partis censés incarner les clivages politiques, au demeurant légitimes, ne représentent plus les Français. Nous allons au-devant de recomposition majeure en 2017, assurait à l’époque la porte-parole de Sens commun. Il existe un espace politique – conservateur et souverainiste – qui n’est pas investi. Je verrais d’un très bon œil que cet espace se structure. Son objectif serait de voir se lever tous ceux qui, au sein des Républicains, n’en peuvent plus de cette ligne fédéraliste et laxiste. »

 

Pointant ses divergences avec les discours de Marine Le Pen et Florian Philippot – qui se résument à « leur étatisme en matière d’économie » et à « l’éducation qu’ils souhaitent centraliser encore plus » –, Madeleine de Jessey estimait que « les esprits sont mûrs pour faire quelque chose de neuf à droite », avant de lancer une perche à peine voilée à Marion Maréchal-Le Pen : « Il existerait d’autres alternatives qu’une fusion pure et simple dans le FN. Encore faudrait-il être prêt à se détacher de toute logique partisane ou dynastique… » Il n’en fallait pas plus à la députée frontiste pour tomber sous le charme. « Ce sont des gens [Sens commun – ndlr] avec qui j’aimerais travailler demain, confiait-elle au Figaro après la rencontre. C’est une génération avec laquelle on peut s’entendre. »

Gérard Longuet, Anne Méaux... les anciens d’Occident

Si François Fillon explique dans son livre Faire (Éd. Albin Michel) avoir « toujours combattu l’extrême droite parce qu’elle n’a jamais apporté dans notre histoire que le malheur et la honte [et] parce qu’elle incarne les traits les plus sombres de notre caractère », il lui a tout de même donné de sacrés gages. Rien d’étonnant, par conséquent, à voir le député et maire d’Orange Jacques Bompard, fondateur du parti d’extrême droite Ligue du Sud, ou encore le xénophobe Henry de Lesquen, patron de Radio Courtoisie, lui apporter leur soutien. Sur leur fil Twitter, les deux hommes ont repris à leur compte la polémique agitée par la fachosphère depuis des années autour de la proximité d’Alain Juppé – rebaptisé « Ali Juppé » – avec le très républicain imam de Bordeaux, figure de l’UOIF.

Les mêmes qui regrettent ce jeudi dans Le Figaro que le maire de Bordeaux emprunte« les mots que la gauche a forgés pour mieux emprisonner la candidature de François Fillon » ne disent rien du vocabulaire de l’extrême droite. Hors de question de fâcher d’éventuels électeurs. « La logique de rassemblement dans laquelle nous sommes s’adresse à tout le monde, souligne le député filloniste Serge Grouard. François Fillon n’est pas dans le compromis, il a un projet, qui l’aime le suive. Tant mieux si du point de vue politique, on évite que des gens ne finissent par voter FN. » Comprendre cette partie poreuse de l’électorat qui, depuis plusieurs années, oscille entre la droite de gouvernement et l’extrême droite. S’il s’arrête officiellement aux élus FN, le spectre de Fillon englobe Philippe de Villiers, reconnaissent plusieurs de ses proches interrogés par Mediapart.

Le fondateur du Mouvement pour la France (MPF), qui avait à maintes reprises affiché sa sympathie pour Jean-Frédéric Poisson, ne s’est pas encore exprimé sur le nouveau favori de la primaire de la droite et du centre. Il a en revanche lui aussi attaqué le maire de Bordeaux. « Pour moi Juppé c’est un dhimmi [...] qui est en situation d’infériorité et qui remercie l’islam de le protéger », a-t-il affirmé sur la web-télé d’extrême droite TV Libertés. Dans le fief vendéen de Philippe de Villiers, François Fillon a réuni 56,3 % des suffrages exprimés au premier tour. « Surtout grâce au travail de Bruno Retailleau dans la région », souligne Jean-François Lamour. Le président du conseil régional des Pays de la Loire, également patron du groupe LR au Sénat, fut très longtemps proche du fondateur du MPF. C’est d’ailleurs sous les couleurs du parti souverainiste qu’il est entré au Sénat en 2004.

 

 

 

Fidèles, sarkozystes, droite extrême: les soutiens empoisonnés de François Fillon (Ellen Salvi, Médiapart - 24 novembre 2016)

Soutien de la première heure, Retailleau fait partie de la garde rapprochée de l’ancien premier ministre. Il y côtoie bon nombre d’autres élus, tels les député(e)s Jérôme Chartier, Valérie Boyer, Serge Grouard, Isabelle Le Callenec et Philippe Houillon, ou encore les sénateurs Philippe Bas, Gérard Larcher ou Gérard Longuet. Dans l’équipe de campagne, l’ancien ministre de la défense a d’ailleurs retrouvé la communicante Anne Méaux, présidente de l’agence Image 7. Il y a cinquante ans, quand ils étaient « jeunes et libres » pour reprendre les mots de Longuet, les deux fillonistes militaient au sein du mouvement d’extrême droite Occident, dissous en 1968.

Parmi les politiques qui gravitent autour de François Fillon, on retrouve également le député des Français de l’étranger Thierry Mariani, vice-président du groupe d’amitié France-Russie à l’Assemblée et coprésident de l’association Dialogue franco-russe. C’est lui qui s’était rendu à Damas, au printemps dernier, pour rencontrer Bachar al-Assad, en compagnie de quatre autres députés LR – dont les fillonistes Valérie Boyer et Nicolas Dhuicq –, et de l’ancien président du Front national de la jeunesse (FNJ), Julien Rochedy. Lui aussi qui avait déjà suscité la controverse en juillet 2015, en partant en Crimée, péninsule ukrainienne annexée par la Russie. Dans l’équipe de campagne, Mariani fait partie de ceux chargés de « défendre la souveraineté de la France ».

Côté opérationnel, l’ancien premier ministre peut également compter sur une poignée de personnes qui ont mené toute la campagne à ses côtés. Certains, comme Éric Chomaudon, Antoine Gosset-Grainville, Igor Mitrofanoff, Myriam Lévy et Jean de Boishue, travaillaient déjà avec lui à Matignon. Mais celui à qui Fillon doit sans doute sa victoire reste Patrick Stefanini, qui anime depuis 2013 le club de réflexion politiqueForce républicaine, et s’est vu accorder la direction de campagne.

Ancien directeur adjoint du cabinet d’Alain Juppé à Matignon, aux côtés duquel il a été condamné dans l’affaire des emplois fictifs de la ville de Paris et à qui il avait d’abord proposé ses services, ce haut fonctionnaire de 63 ans avait déjà fait gagner Jacques Chirac à la présidentielle de 1995 et Valérie Pécresse aux régionales de 2015. Nommé à la tête du Comité interministériel de contrôle de l’immigration en mai 2005, il est aussi celui qui a conçu et fabriqué le ministère le plus controversé du mandat de Nicolas Sarkozy : celui de l’immigration et de l’identité nationale.

En 1997, alors qu’il est secrétaire général adjoint du RPR, Stefanini fait partie de ceux qui s’interrogent sur l’attitude à tenir vis-à-vis du FN. La même année, aux élections législatives, le parti de Jean-Marie Le Pen s’est retrouvé en triangulaire face à la droite et à la gauche dans 77 circonscriptions. Un record qui repose sur la table la question d’éventuels accord électoraux avec l’extrême droite. Pour contourner le problème, Stefanini et Pasqua imaginent l’introduction d’une dose de proportionnelle dans le mode de scrutin actuel, mais une partie de la droite reste farouchement opposée à l’idée de discuter avec les frontistes. Tout juste réélu député, François Fillon assure que son mentor Philippe Seguin « ne négociera jamais » avec le parti de Le Pen. Vingt années ont passé depuis.

 

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