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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 12:55

Lundi, 11 Juillet, 2016

L'Humanité

Patrick Le Hyaric, député européen, directeur de L'Humanité

Barroso ou la morgue des puissants !

Après s’être fait nommer à vingt-deux postes depuis qu’il a quitté la présidence de la Commission européenne en octobre 2014, dont ceux du groupe de pilotage de Bilderberg et de la présidence du lobby des grandes entreprises European Business Summit, voici que M. Barroso est devenu depuis vendredi dernier président et conseiller de la banque d’affaires internationale Goldman Sachs.

Cette banque qui a contribué à mettre les États à genoux durant la crise financière de 2008, spéculé sur les subprimes et provoqué l’effondrement de l’immobilier aux États-Unis, ruinant des millions de foyers modestes.

La même qui en 2000 avait truqué les comptes de l’État grec.

C’est dire à quel point ce personnage est très loin des préoccupations du prolétariat et des classes moyennes. Il va désormais être basé à Londres et participer directement aux négociations qui doivent définir un nouveau statut pour le Royaume-Uni. Autrement dit, ce puissant mandataire des intérêts supérieurs de la haute finance a pour mission de les préserver au cœur d’une crise européenne qui ne cesse de s’approfondir.

Il ne faut surtout pas banaliser cette nomination. Au contraire ! Un mouvement populaire doit exiger sa démission et celles de tous ces représentants de la caste qui se partage les postes de commandement du monde contre les intérêts des peuples et la préservation de l’environnement. M. Romano Prodi avait suivi le même chemin.

Déjà, Mme N. Kroes, ancienne commissaire européenne à la Concurrence puis au Numérique, a atterri chez Uber. M. Sutherland, également ancien commissaire à la Concurrence, était lui aussi à la direction de la banque Goldman Sachs après avoir été le directeur de l’Organisation mondiale du commerce.

Autant de pratiques intolérables auxquelles il convient de mettre un terme sans plus attendre.

Le Conseil, comme la Commission européenne, s’il leur reste un brin de morale et d’éthique, doivent demander la démission de M. Barroso. Ne pas le faire revient à déconsidérer davantage les institutions européennes, en acceptant clairement la consanguinité entre le monde des grandes affaires et les responsables politiques. Rien de tel pour stimuler la montée des populismes d’extrême droite quand les peuples ont le sentiment d’être acculés à des murs.

Rappelons que l’arrogant et méprisant Barroso n’a dû son poste de président de la Commission européenne que dans le cadre d’accords répétés entre la droite et les socialistes au Parlement européen. Il en est de même du grand gardien des clefs du paradis fiscal luxembourgeois M. Juncker. Or, on ne peut servir deux maîtres à la fois !

L’Europe des peuples et celle des banquiers et des marchands ! Barroso et Juncker servent par tous les moyens la seconde. Celle que nous ne cesserons de combattre. De tels agissements n’ont que trop duré. Refusons ce bras d’honneur fait aux peuples européens en souffrance !

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